Ramatoa ... du rêve à la réalité ! 
 

Bienvenue sur Ramatoa

Ce weblog constitue  notre carnet de voyage......
Il est notre journal de bord au fil de ces deux années autour de l'Atlantique sur notre voilier "Ramatoa".
Il relate l'avancement du projet du début à son aboutissement... du "Rêve à la Réalité".
Il est tenu à jour  lors de nos escales tout au long de notre périple maritime.
Il est là pour vous faire partager notre voyage, ses émotions et ses galères !
Bonne lecture....
 
Mardi 6 mai 2008
Aujourd'hui, dimanche 4 Mai au mouillage de Petit Saint Vincent, je débute la rédaction de cet article consacré aux Grenadines dans lesquelles nous musardons depuis trois bonnes semaines. Après l'épisode crachin breton du jour anniversaire de Ramatoa, nous avons retrouvé le beau temps sans pluie, des vents plus raisonnables et des températures très agréables.


Le lundi 14 avril, nous quittons Roadney bay pour rejoindre l'anse des deux pitons, toujours sur l'île de Sainte Lucie. Les deux pitons, deux mornes granitiques qui plongent abruptement dans la mer du haut de leurs 750-800 mètres sont l'emblème du pavillon national de cette république. Sainte Lucie, comme la Dominique a conservé l'empreinte de la présence française. Longtemps convoitée par les Anglais et les Français, Sainte Lucie devient définitivement britannique en 1814 et devient indépendante en 1979. L'agriculture reste la première ressource économique de l'île avec la noix de coco, le cacao, les agrumes et la banane. Le tourisme est en plein essor avec un aéroport international, une infrastructure hôtelière variée et de qualité et le port de Castries capable d'accueillir trois à cinq paquebots simultanément. Cependant le pouvoir d'achat des habitants reste inférieur à celui de l'île voisine, la Martinique.


Le mouillage des deux pitons, très pittoresque, est cependant assez inconfortable : les fonds sont abyssaux, les bouées douteuses par 30 à 50 mètres de fond à moins de 30 mètres de la plage de sable noir, de plus des rafales tombent de la montagne avec une force incroyable. Le paysage est cependant sublime avec un hôtel de luxe qui s'est installé dans la cocoteraie au fond du vallon.


Mardi 15 avril, nous rejoignons Cumberland Bay sur l'île de Saint Vincent. La trentaine de milles nautiques est avalée à bonne allure sous un alizé de travers qui souffle à 25 nœuds, mais la mer reste peu agitée dans le canal. L'histoire de Saint Vincent est très proche de celle de sa voisine, Sainte Lucie. Le 6 mai 1902, le volcan de la Soufrière dans le nord de l'île, entra en éruption et fit plus de 2000 morts... catastrophe vite oubliée car deux jours plus tard la Montagne Pelée carbonisait 30 000 habitants de Saint Pierre en Martinique. L'agriculture reste le secteur économique prédominant (sol volcanique très riche). Le tourisme reste encore peu développé à St Vincent, contrairement à ses dépendances des Grenadines. De plus une certaine insécurité (liée à la production et au trafic de drogue) dans plusieurs mouillages contraignent les voiliers de passage à ne fréquenter qu'une ou deux escales : Cumberland bay est actuellement la plus usitée.


Nous avions déjà apprécié cette baie lors de notre premier passage en montant vers la Martinique, malgré une surpopulation chronique (30 bateaux sur deux épaisseurs !). Cette fois-ci le flux incessant des voiliers de location en provenance de Martinique et à destination des Grenadines est presque tari... nous ne sommes que quelques voiliers (5 à 8) au mouillage dans cette micro baie au dessin quasi parfait. Nous y restons trois jours : snorkeling, nage avec les poissons, ballades à pied sont au programme. Le « Black Baron », le restaurant Pirate de Bruno & Line (français installés depuis trois ans) accueille tous les voiliers de passage dans un décor tout à fait extraordinaire. Il est vrai que le film « Pirate des Caraïbes » a été tourné en décor naturel sur l'île de St Vincent dans la baie voisine de Wallilabou.


Le vendredi 18 avril nous quittons avec regret cette escale attachante et faisons route vers Bequia, 18 milles plus au sud. La traversée est agréable avec un vent assez régulier de 15-20 nœuds. Nous prenons un coffre devant Port Elisabeth dans Admiralty bay. Lors de notre premier passage le 1° janvier 2008, le mouillage était bondé avec plusieurs centaines de bateaux. Aujourd'hui le nombre de bateaux est réduit et la petite bourgade de Port Elisabeth a retrouvé son calme et sa nonchalance tropicale. Escale d'une petite journée pour faire le plein de légumes, le plein d'argent à la banque, effectuer les formalités d'entrée à Saint Vincent car nous sommes dans l'illégalité depuis quelques jours déjà ! Le lendemain nous restons sur Bequia mais changeons de mouillage et laissons tomber notre ancre à Friendship Bay au sud-est de l'île.... où nous ne sommes que deux voiliers et un pécheur dans ce mouillage calme mais qui s'avère être un peu rouleur tout de même.


Avec Bequia nous entrons dans l'archipel des Grenadines. L'histoire de ce micro archipel est intimement lié à l'histoire de Saint Vincent et Grenade. L'état de St Vincent y favorise un développement touristique et nautique assez spectaculaire. L'île de Bequia, la plus proche de Saint Vincent, et Union en bordure des remarquables Tobago Cays sont, de par leur situation et leur petit aéroport, les deux plaques tournantes de cette partie de l'archipel. Par contre Carriacou et Petit Martinique dépendantes de Grenade sont restées en retrait de cet intense essor touristique ce qui leur confère moins de facilités mais plus d'authenticité.

Cette poussière d'îles vocaniques et ces confettis de sable sertis de récifs coralliens sont l'archétype du « paradis tropical » et sont, à la haute saison, envahis par des centaines de voiliers de location et un nombre croissant de grosses unités de charter. Toutefois en avril-mai, une fois les vacances de Pâques terminées, le calme revient et la fréquentation des mouillages est tout à fait raisonnable et supportable.

 
C'est à voile que les Grenadines se découvrent de la façon la plus agréable. Les distances sont courtes entres les îles (souvent moins de sept milles), les paysages sont variés, les mouillages sont bordés et entourés de « cayes », la navigation est intéressante car les bancs de coraux nombreux, les passes parfois délicates à négocier et les courants assez forts (2-3 nds).


 
Le dimanche 20 avril, nous faisons un saut de puce et rejoignons Mustique, l'île habitée la plus au vent des Grenadines où en 1971 s'échoua et brûla le paquebot « Antilles » fleuron de la flotte de croisière française. A l'origine, les plages de Mustique n'étaient fréquentées que par des pêcheurs. Jusqu'au jour où cette petite île de 5 km² fut investie par un promoteur britannique qui l'a transforma, à la fin des années 60, en un repère de 90 demeures de rêve pour de richissimes clients en mal de solitude sur fond de mer des Caraïbes. Cette « Île aux milliardaires » voit défiler des célébrités du Show Biz et de la Jet set internationale. La Mustique Company représentant l'ensemble des propriétaires gère toute l'intendance de l'île. Nous y restons trois jours sur bouée dans une eau de couleur émeraude de toute beauté. A terre, tout est superbement entretenu, clean et aseptisé, on devine des villas de plusieurs milliers de m² nichées et dissimulées dans la végétation luxuriante. Dans le nord de l'île, une ancienne plantation de coton est devenue un des hôtels les plus sélect des Caraïbes.

 
Mercredi 23 avril, nous quittons ce havre de luxe pour rejoindre Mayreau. A la voile par un vent agréable de 15-20 nœuds nous passons devant Petit Canouan et Canouan où nous ne nous arrêtons pas. En route nous capturons avec la nouvelle canne et le nouveau moulinet achetés à Saint Martin (beaucoup plus sérieux que les anciens) un barracuda de 8-10 kg que nous relâchons, craignant d'être infecté par la ciguatera... quel dommage pour notre ordinaire. Nous rejoignons un mouillage de carte postale tout au nord de l'île de Mayreau : Salt Whistle Bay. Arrivé en fin de matinée, nous ne sommes pas les seuls au mouillage envahi par les catamarans de location et de charter. Nous trouvons cependant une place au ras de la plage dans 2 mètres d'eau. On est ici aux portes des Tobago cays.... les places sont chères. L'eau est belle, la plage superbe, les cocotiers agités par l'alizé... tout comme sur les cartes postales ! Les « boat boys » vendeurs en tout genre (légumes, fruits, teeshirts, coquillages, services divers, poisssons et langoustes...) sont nombreux mais ils ne sont pas trop insistants et s'écartent rapidement du bateau quand on ne désire rien.

 
Jeudi 24 avril, Ramatoa contourne Mayreau et entre dans les Tobago cays... une navigation de trois milles et 45 minutes pour accéder à un univers exceptionnel des Caraïbes. Les Tobago Cays apparaissent sur la cartographie du bord comme cinq petits îlots déserts perdus dans une multitude de coraux, accessibles par un grand nombre de passes souvent étroites, protégées de la houle du large par une vaste barrière de corail : le « fer à cheval » et une seconde plus petite et plus à l'est : le récif de « la fin du monde ». Le parc marin des Tobago Cays avec ses marine rangers tente de canaliser la foule croissante des voiliers, gros et petits, qui y font escale en haute saison. Nous sommes contents d'avoir zappé cette étape en montant en Martinique (début janvier 2008) car la saturation des mouillages pourtant vastes devait être totale. En cette période, c'est tout autre chose... nous avons même passé des nuits avec seulement un vingtaine de voiliers à l'ancre.

 
Les îlots portent de jolis noms tels que : Petit Bateau, Petit Rameau, Baradal, Petit tabac et Jamesby. On y trouve des plages splendides, de beaux récifs coralliens, le tout baigné par des eaux limpides.


Nous y séjournons huit jours pleins en pratiquant plusieurs mouillages à l'abri entre deux îles ou juste derrière la barrière de corail. Ramatoa est posé par 3 mètres de fond sur une flaque d'eau couleur turquoise ou émeraude selon l'éclairage du soleil. Le beau temps est avec nous et le vent se calme progressivement, les conditions de séjour sont idéales.

 
Au programme de nos journées : baignade, nage avec les tortues et les raies autour du bateau, promenades en annexe : sur les plages pour des parties de scrable endiablées avec les bateaux copains - sur les îles pour des ballades à pied - snorkeling sur la barrière de corail pour aller voir les poissons dans moins d'un mètre d'eau... un véritable aquarium. A coté de ces réjouissances, il faut continuer à entretenir Ramatoa : grattage de la carène en plongée avec l'aide de Rémi... l'herbe y pousse dans ces eaux chaudes et claires à une vitesse stupéfiante.

 
Là aussi, il y a le petit business des « boat boys » qui viennent de Clifton pour vendre du pain, des fruits, des poissons et de langoustes. Avec Grikypac et Météore, nous leur demandons d'organiser un BBQ de langoustes grillées sur la plage... c'était excellent et l'ambiance très sympathique. Les journées défilent trop vite et à mi séjour nous faisons en une matinée un aller-retour à Clifton sur l'île d'Union pour un ravitaillement et poster du courrier. J'y trouve même le moyen d'y remplir les cubes Butagaz, ce qui s'était avéré impossible plus haut dans les îles françaises !

 
Le vendredi 2 mai nous quittons pour de bon les Tobago Cays en direction d'Union où nous passons l'après-midi à remplir la cambuse de vivres frais essentiellement des légumes et des fruits. J'effectue les formalités de sortie à l'aéroport de Clifton dernier port d'entrée-sortie des Grenadines de Saint Vincent. Le petit village de Clifton se rendort tout doucement après le coup de feu de la haute saison touristique. Le charme désuet du village et de son marché aux légumes, la gentillesse des habitants nous laissent un excellent souvenir de notre courte escale à Union.

 
Samedi 3 mai, nouvelle grande navigation de moins de cinq milles nautiques pour rejoindre le mouillage sous l'île de Petit Saint Vincent... PSV pour les habitués des lieux. Nous nous glissons entre les bancs de coraux et les deux petits îlots, tout juste des bancs de sable, de Punaise et Morpion. Nouveau mouillage dans 3 mètres d'eau couleur émeraude. PSV est la dernière île dépendant de Saint Vincent, elle est entièrement exploitée par un hôtel de luxe : le « PSV resort ». Les plages, libres d'accès, sont splendides. PSV est séparé de Petit Martinique par un bras de mer de moins d'un demi mille et fermé à l'est par une barrière corallienne et des hauts fonds.

 
Petit Martinique fait partie du territoire de Grenade. A l'écart des flux touristiques intenses Petit Martinique comme sa voisine Carriacou reste authentique. Nous traversons le bras de mer en annexe pour aller y faire une ballade à pied. Nous y découvrons un chantier naval artisanal qui poursuit la construction de voiliers et bateaux locaux.

 
Lundi 5 mai, nous quittons PSV pour aller faire notre entrée à Hillsborough sur l'île de Carriacou. Dans le bureau de l'immigration... surprise... nous tombons sur... François & Monique du voilier « Mobilis 2 » un Ovni 435 dont nous avions perdu la trace depuis notre départ de Trinidad.

Vous trouverez de nombreuses nouvelles photos des Grenadines dans
l'album Caraïbes-4.

Benoît & Dominique sur Ramatoa à Petit Saint Vincent le dimanche 4 Mai, posté à Tyrell Bay sur Carriacou le 6 Mai 2008.
par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
Mercredi 16 avril 2008

Aujourd'hui, dimanche 13 Avril au mouillage de Rodney bay à Sainte Lucie, je débute la rédaction de ce nouvel article. C'est le deuxième anniversaire de la mise à l'eau de RAMATOA et pour la traversée du canal Martinique – Sainte Lucie (7 nœuds de moyenne), nous avons eu un vrai temps breton : plafond bas, grisaille, bruine et grains à 30 nœuds.... la seule différence - la température de l'air : 26° quand même !

 

Retour en arrière d'un petit mois, au temps où nous nous prélassions en Guadeloupe à l'îlet Gosier près de Pointe à Pitre, après le départ de Jean Pierre & Annick et avant l'arrivée de Gérard & Dany le 23 mars : dimanche de Pâques.

 

Le lundi 24 : très belle excursion aux chutes du Carbet sur le massif de la Soufrière... nous n'étions pas les seuls, malgré un temps médiocre et humide. Le lendemain matin, Dominique, G² & Dany partent pour l'avitaillement. De mon coté je bricole à bord et je découvre une fuite importante sur le vérin du safran : en 4 ou 5 coups de pompe je vide le bocal ! Impossible de partir demain dans ces conditions, le safran risque de remonter en navigation et la barre sera très dure. Je consulte Stéphane, le verdit est sans appel : il faut sortir Ramatoa de l'eau et démonter les plaques de visite sur la partie haute du safran pour accéder au vérin et voir d'où provient la fuite. La marina de Bas du Fort accepte de le sortir le lendemain soir et de le laisser dans les sangles du travelift pendant toute la nuit. Je mets à profit cette journée pour reconditionner avec Stéphane un vérin de rechange (échange de tous les joints du vérin) car nous supposons que l'un d'entre-eux a lâché.

 

Mercredi 26 : la sortie de l'eau est programmée à 16 heures. Nous avons conservé la voiture et allons visiter le jardin botanique de Deshaies, il s'agit de l'ancienne propriété de Coluche. Ce jardin est absolument splendide, très bien dessiné et entretenu, le soleil et le vent étaient de la partie, nous avons tous fait de très belles photos de fleurs et de végétaux (vous en découvrirez plus dans l'album Caraïbes-3).

 

16H30, Ramatoa est mis au sec suspendu dans les sangles. Pendant que  G²  donne un bon coup de propreté à la carène du bateau, j'attaque le démontage des plaques de visite du safran, non sans quelques difficultés. ¾ d'heure après nous découvrons l'origine de la fuite massive de liquide sur le vérin : les deux flexibles fuient au niveau des raccords coudés sur le vérin. En fait l'électrolyse a bouffé les filetages des raccords coudés et un embout d'un flexible ne tient plus. On fait l'échange des vérins et on installe un embout neuf sur le flexible, on remplit le bocal, on teste.... pas de fuite... il n'y a plus qu'à « replaquer » et mettre de la visserie aluminium neuve. A 20 heures tout est terminé, la carène est propre et le safran fonctionne. Bonne douche et bon petit restaurant ! Nuit à bord, nous sommes bercés sous les sangles. Remise à l'eau le lendemain à 9 heures et finalement nous quittons la marina vers l'îlet Gosier avec une journée de retard. Temps maussade et venté.

 

Vendredi 28 mars, nous partons vers l'île de Marie Galante et trouvons finalement, après plusieurs tentatives de mouillages, une place à couple dans le petit port de Grand Bourg. La traversée au près bon plein est rapide, l'alizé souffle raisonnablement à 20 nœuds. Promenade et marché dans le bourg où la population est très accueillante. La nuit est agitée par un vent soutenu et par la houle qui rentre un peu dans le bassin, les aussières et les défenses gémissent à tour de rôle, les bateaux gigotent l'un contre l'autre... difficile de trouver le sommeil dans ces conditions. Sur les conseils de notre voisin à couple, le lendemain nous revenons sur nos pas pour aller prendre un coffre devant l'adorable petit bourg de Saint Louis. Le mouillage est vaste, calme et très bizarrement pas rouleur du tout, nous y passons un après-midi et une nuit très agréables.

 

Dimanche 30 mars, nous traversons au portant vers les Saintes. Temps beau malgré un beau grain de pluie à l'arrivée dans la passe des Saintes. Nous mouillons à l'îlet à Cabrits : excursion au fort Joséphine et baignades avec explorations des fonds sous marins en palmes-masque-tuba. Le lendemain nous irons mouiller devant Bourg des Saintes puis nous passerons la nuit au mouillage du pain de sucre. Début avril, les mouillages sont bien moins saturés que lors de nos deux premiers passages... deux mois auparavant. Cependant la fréquentation assidue de ces mouillages par les bateaux de location anime parfois le plan d'eau (mouillages à la hussarde non protocolaires et manœuvres approximatives sont légions !).

 

Mardi 1° avril, nous partons de bonne heure vers la Dominique où nous souhaitons passer quelques jours. La traversée du canal ne fait qu'une bonne vingtaine de milles nautiques, mais l'alizé souffle de nouveau très frais à 25-30 nœuds, rafales et plus... si affinités ! Nous bouclons le parcours en moins de trois heures sous grand voile à 2 ris et trinquette. A Prince Rupert Bay nous prenons un coffre devant Portsmouth la deuxième ville de la Dominique après Roseau la capitale.

 

La Dominique, longtemps délaissée par les colons faute de pouvoir y développer de grandes cultures, fut aussi pendant plus d'un siècle le théâtre de très nombreux combats entre Français et Anglais pour en prendre possession. Le relief très accidenté et la végétation luxuriante offraient aux indiens Caraïbes un excellent refuge d'où ils pouvaient sans cesse harceler les colons. 3000 indiens Caraïbes vivent encore à ce jour dans une réserve de 2000 hectares sur la côte au vent de l'île. La Dominique revint aux Anglais en 1783 après une longue présence française qui laissa de nombreux noms de lieux et un patois très proche du créole martiniquais et guadeloupéen, parlé par toute la population. L'indépendance totale est obtenue en 1978 suivie immédiatement de troubles politiques importants et du passage du cyclone « David » le 29 août 1979. L'absence d'aéroport international a mis la Dominique à l'abri du déferlement des touristes et cela malgré l'aménagement récent d'un dock pour les paquebots de croisière à Roseau. L'île met en avant sa nature préservée et son relief exceptionnel.

 

Nous effectuons les formalités d'entrée à Portsmouth et descendons à terre. L'après-midi, rendez vous avec un guide pour aller se promener en barque sur « Indian river »... réminiscence de nos souvenirs de furos sur l'Amazone, mais en réalité la végétation est assez différente, le soleil nous accompagne.

 

Le lendemain après-midi, excursion dans les contreforts du Morne Diablotin pour aller admirer les chutes Milton. Notre guide Dylan nous conduit au pied de la cascade après avoir traversé le torrent à deux reprises... nous sommes trempés... pas de regret à avoir, le temps est humide. Accueillis par des gardes forestiers, nous nous mettons à l'abri et goûtons à une soupe (viande + légumes) et fumet trés local. Dylan nous fait découvrir de nombreuses plantes et cultures, il est très fier de son île et parle un très bon français.

 

La météo de Guadeloupe, que nous recevons en VHF, annonce du mauvais temps avec un bulletin météo spécial (BMS). Nous descendons à Roseau en longeant la côte sous le vent de l'île. Vent irrégulier et faible, nous effectuons les 20 milles nautiques au moteur. Arrivé devant le très modeste Anchorage hôtel de Roseau, nous prenons un coffre pour deux nuits.

 

Roseau, la petite capitale de la Dominique, aligne le long de ses rues perpendiculaires de vieilles maisons faites de pierres et de bardeaux qui alternent avec quelques constructions en dur plus récentes et ordinaires. Le marché aux légumes est actif et révèle l'abondance de la culture maraîchère de l'île.

 

Le vendredi 4 avril, rapide débarquement à terre, mais le mauvais temps (pluie ininterrompue et grisaille) nous cloue au bateau. La météo prévoit une amélioration à venir pour le samedi, nous décidons de partir vers Saint Pierre en Martinique. Si le mouillage s'avère trop rouleur pour cause de houle de nord nord-est, nous poursuivrions notre route jusqu'à l'Anse Mitan en baie de Fort de France.

 

Samedi 5 avril, nous quittons Roseau dès 8 heures pour une traite de 35 milles nautiques jusqu'à Saint Pierre. Sous le vent de la Dominique, les turbulences sont fortes, les rafales dégringolent du relief avec une extrême violence. Le vent s'installe à 40 nœuds et les rafales les plus violentes atteignent plus de 50 nœuds : le vent hurle dans les haubans et le dessus de la mer fume littéralement. Heureusement nous n'avons pas la mer du vent et elle reste relativement plate. Arrivé dans le canal qui sépare la Dominique de la Martinique, nous quittons l'abri relatif de l'île et le vent devient plus régulier à 25-30 nœuds et rafales à 35... tout rentre dans l'ordre. La mer est forte et confuse, la houle est creuse de 3m à 3,5m. Six heures plus tard nous sommes au mouillage devant la ville de Saint Pierre, le soleil est revenu. Nous débarquons à terre et visitons le petit musée qui relate l'éruption de la montagne Pelée qui dévasta la ville de saint Pierre, le « Petit Paris des colonies », en quelques minutes sous des nuées ardentes en mai 1902. Sous le soleil persillé d'averses, l'ancienne capitale de la Martinique parait bien endormie de nos jours.

 

Dimanche 6 avril nous descendons le long de la côte ouest pour rejoindre les Anses d'Arlet. Dans la baie de Fort de France le vent d'est forcit à 35-48 nœuds, mais nous n'avons pas la mer du vent. A 11 heures nous mouillons dans la petite Anse d'Arlet où le nombre de voiliers au mouillage est très réduit par rapport à la mi-janvier. Courses et promenade à terre, où les filles découvrent de super boudins créoles qui ne se vendent que le dimanche à la sortie de la messe pour une clientèle exclusivement locale. Nous mangeons là les meilleurs boudins de toutes les Antilles françaises !


Lundi 7 avril, nous rejoignons le mouillage de sainte Anne à quelques encablures de la marina du Marin. Baignades et achat de vanille au marché aux épices de Sainte Anne, le soir nous bénéficions d'un très beau coucher de soleil. Mardi après-midi nous parcourons les trois milles nautiques qui nous séparent du cul de sac du marin et prenons un emplacement au ponton 3 de la marina du Marin. Nous y retrouvons nos amis de Grikypac et faisons la connaissance de Claude & Sylvie sur Sandy II, un alliage 44 qui a fait le Rallye des Îles du Soleil un an avant nous.

 

Le séjour de Gérard & Dany touche à sa fin et nous les conduisons à l'aéroport le mercredi 9 avril. De notre coté, escale rapide au Marin de trois jours, avitaillement et plein de gasoil faits nous retournons au mouillage à l'anse Caritan dans la baie de Sainte Anne... mais la suite vous la connaitrez au prochain numéro... un peu de patience.


Vous trouverez de nombreuses nouvelles photos dans l'album Caraïbes-3.


Benoît & Dominique sur Ramatoa à Rodney Bay sur Sainte Lucie le dimanche 13 avril, posté à Cumberland Bay sur saint Vincent le 16 avril 2008.

par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
Mercredi 19 mars 2008

Après 24 heures passées au mouillage dans l'Anse Deshaies, le vent est toujours aussi musclé et la météo n'annonce pas de changement pour les deux jours à venir. Le mardi 12 février, à l'aube pâle, nous mettons les voiles pour rejoindre Saint Kitts à 85 milles nautiques au nord nord-ouest de la Guadeloupe. La route directe nous fait passer à quelques encablures de Montserrat, île dont le volcan est actif et dont la dernière éruption dramatique date de 2001. Traversée expresse (8 noeuds de moyenne) et arrivée à Basseterre sur l'île de St Kitts, le mouillage devant la petite marina est rouleur et mal abrité. Nous renonçons à faire les formalités... l'accueil est déplorable et ils nous prennent pour des américains bourrés de dollars ! Retour au bateau et nous partons mouiller au fond de la baie devant des friches industriels à deux pas d'un vétuste terminal container. La nuit sera calme et le lendemain nous effectuerons les formalités d'entrée et de sortie sans encombre. Nous allons ensuite mouiller au calme à White House Bay dans l'aride presqu'île du sud de St Kitts.

 

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En donnant son propre prénom à cette petite île, Christophe Colomb ne pouvait pas savoir qu'elle deviendrait « l'île mère » des Petites Antilles, d'où partirent tous les colons français et britanniques pour conquérir les îles voisines. La fédération St Kitts & Nevis (île voisine de St Kitts) a obtenu son indépendance totale en 1983 comme état au sein du Commonwealth. Coté ressources économiques, l'île est restée agricole (canne à sucre) malgré un flux croissant de croisièristes. Nous avons vu jusqu'à trois paquebots de croisière en escale déverser des milliers de touristes qui dépassent rarement l'extrémité du môle d'escale où se concentrent une cinquantaine de boutiques de très grand luxe (bijouteries, vêtements de grandes marques...).

 

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Le jeudi 14 février, nous franchissons l'étroit goulet qui sépare St Kitts de Nevis et rejoignons rapidement (trinquette et 1 ris dans la grand voile) le mouillage de Gustavia à Saint Barthélémy... « St Barth » pour les initiés. Découverte par Colomb, l'île aride et sèche fut colonisée vers 1665 par des Normands. Vendue à la Suède, elle redevint française en 1877 et ignora toujours l'importation de main-d'œuvre africaine. Gustavia devenu un port franc sous l'hégémonie suédoise s'essaya ensuite au commerce et à la contrebande. La mutation économique de l'île est récente, moins de quarante ans, la population augmente rapidement, mais l'île se protège intelligemment de la promotion immobilière sauvage. Saint Barth devient rapidement l'île par excellence où se retrouve la « jet set » européenne et les américains très fortunés. Elle devient avec sa voisine Saint Martin une vitrine avancée (prix hors taxes) de la mode et du luxe français aux portes des États Unis.

 

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La rade de Gustavia, que surmontent les forts Gustave et Oscar, est splendide et accueille les plus belles unités à moteur et à voiles qui naviguent aux Caraïbes... c'est le « Saint Trop » des Antilles !

 

Le bassin rectangulaire de Gustavia est bordé de belles maisons colorées de style créole, l'ensemble est propre et coquet. Pour nous... il n'est pas question de demander une place à quai, le plus petit des bateaux doit mesurer au moins 25 ou 30 mètres ! Nous expédions les formalités et mouillons en rade avec de très nombreux congénères de toutes tailles et de tous types. Nuit agitée par les incessants passages des annexes surmotorisées des grands yachts. Le lendemain nous prenons une bouée au nord de Gustavia dans l'Anse du Colombier au coeur d'une petite réserve naturelle peuplée de tortues.

 

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Le samedi 16 février nous quittons l'Anse du Colombier et franchissons la quinzaine de milles nautiques qui nous séparent de l'île de Saint Martin. En réalité notre première escale sera à Sint Maarten car cette île est partagée entre la France et la Hollande ce qui en fait le plus petit territoire au monde partagée entre deux pays. Sint Maarten appartient donc à la colonie autonome des Antilles Néerlandaises dont le Gouverneur Général et l'Assemblée se trouvent à Curaçao. Au fond de Great Bay se niche Philipsburg, la capitale Hollandaise. Cette escale est très prisée des paquebots de croisière, dont l'intérêt pour les touristes réside principalement dans le shopping « free tax » que proposent les centaines de boutiques de luxe et bijouteries de l'artère principale. Pour nous l'escale est sans intérêt particulier et nous n'y passerons qu'une seule nuit au mouillage à proximité de quatre ou cinq anciens voiliers de l'America's Cup.

 

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Le dimanche 17 février nous entrons dans le Simpson bay lagoon. Il s'agit d'un vaste lagon, peu profond, partagée entre la France et la Hollande. On y pénètre par des ponts routiers levants des deux cotés : français et hollandais. Au sud du coté hollandais se regroupent les plus luxueuses marinas pour les méga yachts à moteur et les plus grands voiliers, le spectacle est réellement saisissant. Plus prosaïquement nous profitons du hors taxe et des tarifs inférieurs de 30 à 40% pour faire quelques achats pour améliorer l'équipement de Ramatoa. Le mouillage dans le lagon est vaste, on y compte plusieurs centaines de bateaux, mais il est très bruyant car les Boeing 747 s'arrachent en bout de piste et nous survolent à très basse altitude. Dès que possible nous levons l'ancre et sortons du lagon par le nord du coté français et entrons dans la très belle baie de Marigot. Nous prenons une place à quai dans la marina de Fort Louis où nous sommes parfaitement accueillis.

 

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Marigot, capitale de la partie française de l'île est aussi tournée vers le luxe, la mode et le bon goût français, mais les paquebots n'ont pas de môle d'escale à Marigot. La ville est propre, coquette, colorée et la douceur de vivre y est cultivée. Tout cela tranche singulièrement avec l'affairisme de Philipsburg. Même les formalités de douanes et d'immigration sont rapides et simples coté français par rapport au coté hollandais. Nous retrouvons nos amis de Grykipac et passons deux journées très agréables mais fort occupées par les lessives et l'avitaillement pour les filles et quelques travaux pour les garçons.

 

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Pour rejoindre les BVI (British Virgin Islands ou Îles Vierges Britanniques) nous effectuons une navigation de nuit pour franchir les 90 milles qui nous séparent de Virgin Gorda la premières des BVI où nous irons. Vent soutenu de travers : 25 noeuds plus rafales sous les grains. Au lever du jour nous nous glissons dans un étroit passage entre les récifs de coraux de l'île Necker et le Gorda Sound pour contourner Virgin Gorda par le nord et gagner le mouillage de saint Thomas Bay où nous mouillons à huit heures du matin, soit moins de douze heures après notre départ de Marigot. Nous effectuons les formalités à Virgin Gorda harbour, le port d'entrée. Avec trois fonctionnaires différents et désagréables, je remplirai successivement les mêmes renseignements mais dans un ordre différent sur sept formulaires... c'est hallucinant de bêtise quand on sait que la principale ressource économique des BVI, c'est le tourisme et en particulier les flottes de location de voiliers.

 

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L'archipel des Vierges regroupe les BVI et les USVI (Îles Vierges américaines). Découvertes par Christophe Colomb, ces îles furent dédaignées par les espagnols plus intéressés par la conquête des territoires riches en or du continent sud américain. Les galions espagnols chargés du précieux butin, pour rejoindre les vents portants vers l'Espagne, frôlent les Îles vierges qui deviennent rapidement un repaire de choix pour les flibustiers anglais, hollandais et les boucaniers français tapis dans ce dédale d'îles et d'îlots. Les Anglais, installés depuis 1620 ne quittèrent plus la partie est de l'archipel (Tortola, Virgin Gorda et Anegada). Les îles de l'ouest et du sud-ouest passèrent sous la coupe des Hollandais, des Anglais, des Danois, des Français au hasard des guerres et des traités. En 1917, le Danemark cède définitivement les îles de St John, St Thomas et Ste Croix aux Etats Unis d'Amérique. Dans notre périple nous n'irons pas aux USVI.

 

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Restées colonie britannique, les BVI sont aujourd'hui administrées par un conseil exécutif, présidé par un gouverneur britannique représentant la Couronne et un conseil législatif. Bien moins peuplés que les USVI, les BVI tout en encourageant pour des raisons économiques un flux touristique (paquebots et flottes de location et charters) veillent à préserver la tranquillité et la stabilité de sa population très attachée à ses traditions et valeurs familiales.

 

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Pendant notre semaine de navigation dans les BVI, nous découvrons les îles de Virgin Gorda, Tortola, Jost Van Dyke, Coper island, Peter Island et Norman Island. Nous visitons un grand nombre de mouillages (plus d'une douzaine), parfois deux ou trois dans la même journée ! Les distances sont très courtes et le « Sir Francis Drake chanel » constitue une véritable mer intérieure. Les mouillages sont très organisés avec des bouées payantes (25 $ la nuit) ce qui est une bonne chose quand on voit la fréquentation de ces lieux par les flottes de location (plus de 1500 voiliers disponibles dans les Vierges). Par contre on rencontre très peu de voiliers de voyage mis à part quelques Américains et Canadiens.

 

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De ces mouillages, nous en retenons trois : les Baths et Prickly Pear à Virgin Gorda, White bay à Jost Van Dyke.... pour des raisons différentes !

 

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Le parc naturel des Baths, au sud de l'île de Virgin Gorda, est un site granitique de toute beauté qui rappelle les blocs de Praslin aux îles Seychelles. Ici le chaos granitique est moins étendu mais les cavernes se visitent et constituent un merveilleux parcours sous les blocs de granit polis par l'érosion et la mer. L'eau est claire, le sable est fin et comme toujours aux BVI l'organisation est omniprésente ! Nous en gardons cependant un souvenir éblouissant.

 

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Au mouillage de Prickly Pear, pour une fois nous sommes quasiment seul au mouillage dans un recoin désertique du Gorda Sound, vaste baie protégée par un dédale de récifs coralliens, situé au nord de l'île de Virgin Gorda. Nous débarquons sur une plage à la taille de notre annexe, plongeons pour observer les coraux et les poissons, et nous ne nous lassons pas du spectacle des pélicans, fous et frégates qui plongent sur les bancs de petits poissons en surface. Ce mouillage restera dans nos mémoires car il est le plus sauvage que nous ayons pratiqué dans cet archipel.

 

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Enfin pour le « fun » nous vous présentons le mouillage de White bay à Jost van Dyke. Très belle plage de sable blanc et fin derrière un barrière de corail, l'eau turquoise est splendide. La plage est envahie par de nombreux camelots, snacks et bars. De plus un incessant va-et-vient de bateaux à moteurs locaux déverse un flot ininterrompu de touristes en provenance des paquebots de croisière en escale à Road Harbour sur l'île voisine de Tortola. Le spectacle du touriste américain blanc et gras de « mal bouffe » est affligeant... à vous de juger... c'est cela le tourisme de masse !

 

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De ce séjours aux îles vierges, nous gardons de très belles images des sites magnifiques, mais peu de contact avec la population qui est très américanisée (culture, musique, alimentation et $ omniprésent).

 

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Le samedi 1° mars nous quittons l'archipel pour redescendre vers la Guadeloupe. En réalité nous irons là où le vent voudra bien nous conduire car la météo n'est pas idéale : vent d'est 25 à 30 noeuds et une mer forte. Nous voilà donc parti pour 36 heures de près très inconfortable dans une mer courte de 2 à 3 mètres et un alizé très frais qui s'obstine à ne pas remonter au nord-est. Avec la grand voile arisée, la trinquette installée à Pointe à Pitre fait des merveilles. Nous atterrissons finalement à Saint Kitts, ne faisons pas de formalités et passons une nuit calme au mouillage de White House Bay. Le lendemain petite étape pour rejoindre Nevis. De Nevis nous rejoindrons ensuite un mouillage sauvage et désert à Montserrat au bas d'une coulée de lave. Le mercredi 5 mars au soir nous sommes au mouillage de l'Anse Deshaies... nous voilà de retour en Guadeloupe. Avant de rejoindre Pointe à Pitre et la marina du bas du fort, nous passerons une très belle nuit dans le mouillage de l'Anse à la Barque, si petite que seuls 5 ou 6 bateaux peuvent y ancrer. Nous ne gardons pas un souvenir impérissable de ce retour des BVI avec une navigation difficile et ventée tout au long des 320 milles nautiques.

 

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Le samedi 8 mars nous retrouvons un ponton à la marina de Pointe à Pitre où nous retrouvons nos amis d'Arasec et d'OpSIS. Le lundi avec l'aide de Stéphane j'installe les panneaux solaires sur le portique de Ramatoa.

 

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Dimanche 9 mars nous partons pique-niquer sur une très belle plage au nord de Sainte Rose, nous y retrouvons Brigitte et Dominique les copains de Domenico.

 

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Le séjour de Jean-Pierre & Annick touche à sa fin et nous les quittons à l'aéroport le jeudi 13 mars.

 


 

Vous trouverez de très nombreuses photos des BVI dans l'album : Caraïbes-2.

 


 

Benoît & Dominique sur Ramatoa à l'îlet Gosier le dimanche 16 mars.
Posté à Pointe à Pitre le 19 mars 2008.

 
par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
 

La réalité...

Un voilier nommé "Ramatoa"

Un skipper et une skippette !
Un voyage de deux années autour de l'Atlantique, par le Sénégal, le Brésil, l'Amazone et les Antilles.

Nous contacter...

© Ramatoa.com, tous droits réservés.

Cartes du périple

  • 2006-2007  : De La Rochelle à Trinidad en passant par l'amazone.

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